La Fuite des Jentilak

Le grand exode des geants a la fin de leur ere


Jentilak huyendo

Fiche rapide

  • Lieu :Tout Euskal Herria
  • Nom en basque :Jentilen ihesa
  • Etres impliques :Jentilak, Olentzero
  • Motifs :fuite, christianisme, fin d une ere
  • Chronologie :Epoque mythique / naissance du Christ
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La légende

Les Jentilak etaient vus comme les premiers grands habitants du territoire basque, des batisseurs geants capables d elever les megalithes comme de simples pierres.

Quand l etoile ou la comete appelee Kixmi traversa le ciel, les anciens comprirent aussitot que leur temps etait termine et qu une ere nouvelle, gouvernee par d autres lois, allait commencer.

Ils ne choisirent pas le combat. Les Jentilak se retirerent vers les hauteurs et se laisserent disparaître dans la terre meme qu ils avaient faconnee. Leur depart fut solennel, non chaotique.

Les dolmens demeurerent comme leur dernier temoignage : monuments d un peuple qui choisit le silence et le retrait plutot qu une resistance inutile.

Lieux associes

Montañas remotas

Montagnes basques

Les hauteurs ou les Jentilak etaient censes disparaître du monde.

Precipicios

Paysages megalithiques

Zones de dolmens comprises comme leurs dernieres oeuvres et leurs memorials.

Creatures associees

Sources et documentation

  • J.M. Barandiaran: Mitología Vasca
  • Resurrección María de Azkue: Euskalerriaren Yakintza
  • Juan Garmendia Larrañaga: Legendes de Euskal Herria

Le grand exode des geants a la fin de leur ere

Cette legende donne une grandeur tragique a la transition culturelle. Les Jentilak ne disparaissent pas simplement ; ils reconnaissent le signe d un monde qui change et se retirent devant lui.

Le recit devient alors bien plus qu une histoire de monstres. Il devient un mythe de succession, de memoire et de tristesse lorsqu un ordre sacre cede la place a un autre.

Un adiós silencioso bajo las piedras milenarias

Les dolmens survivants sont essentiels a sa force. Ils ancrent la disparition des geants dans la pierre visible, faisant du paysage lui meme la preuve d un age perdu.

Le conte dure parce qu il imagine la fin d un peuple non comme un effacement total, mais comme un passage silencieux dans la montagne et la memoire.