Dolmens d Euskal Herria
Les structures funeraires attribuees aux geants.
Les geants qui dresserent des pierres impossibles

Les dolmens, cromlechs et menhirs disperses dans les montagnes d Euskal Herria posent une question evidente : qui aurait pu deplacer des pierres aussi enormes e L ancienne tradition basque donnait une reponse claire : les Jentilak.
Ces geants de l age prechretien possedaient une force prodigieuse. Ils pouvaient soulever des rochers de plusieurs tonnes d une seule main et les lancer tres loin. Jouer aux quilles avec des pierres de la taille d une maison n etait pour eux qu un divertissement.
Les dolmens etaient leurs sepultures. Les cromlechs, leurs lieux de reunion. Les menhirs marquaient les limites de leurs territoires. Chaque monument megalithique devenait le signe de leur puissance, l empreinte d une race qui parcourut ces montagnes avant les humains.
Bien que les Jentilak aient disparu avec l arrivee de Kixmi, leurs constructions demeurent comme le souvenir d un temps ou des geants habitaient les hauteurs basques.
Les structures funeraires attribuees aux geants.
Les cercles de pierre dresses sur les sommets pyreneens.
Disperses dans les hauts paturages et sur les cretes calcaires du Pays basque, les menhirs et les dolmens resistent au vent et a la pluie depuis des millenaires sans bouger d un pouce. L archeologie moderne les date du Neolithique, mais la tradition orale basque conserve une explication bien plus vivante.
Les Jentilak, ces geants rugueux a la force demesuree, transportaient ces dalles depuis le coeur des montagnes avec la meme facilite qu un berger porte un agneau a l enclos. Pour eux, elever un dolmen n etait pas un exploit architectural, mais un geste ordinaire.
Chaque dolmen etait aussi la demeure des morts de leur clan, un seuil entre le monde visible et le monde souterrain ou demeuraient les ames ancestrales. Les vivants passaient a cote avec un respect contenu, sachant que ces chambres de pierre gardaient plus que des ossements.
Encore aujourd hui, ces monuments restent debout alors que des empires et des civilisations entieres ont disparu autour d eux. L idee populaire qui les attribue aux geants n est pas une simple naivete : c est une maniere humaine de reconnaitre que certaines oeuvres depassent l echelle du comprehensible.